Décès d’Ali Aref Bourhan, figure majeure de la période pré-indépendance

 

La rédaction de La Chronique de l’Est adresse ses condoléances les plus sincères à la famille et aux proches du défunt.


Homme d’État aguerri, Ali Aref Bourhan s’est imposé comme l’un des principaux responsables politiques de l’ère pré-indépendance. Il a exercé les fonctions de vice-président du Conseil de gouvernement, au cœur d’un dispositif institutionnel alors déterminant. À ce titre, il a pris part aux grandes décisions publiques et aux débats stratégiques qui ont jalonné la transition politique du territoire, dans un environnement régional sensible et sous fortes contraintes internationales.



Sur le plan historique, Ali Aref Bourhan demeure une figure centrale et controversée de la séquence politique des années 1960. Acteur de premier plan des consultations et référendums ayant précédé l’accession de Djibouti à la souveraineté, il a incarné une ligne politique qui a pesé sur les choix institutionnels de l’époque. Son action s’inscrit dans une phase de recompositions profondes, marquée par des tensions communautaires, des rivalités régionales et des arbitrages complexes entre autonomie, continuité administrative et aspirations nationales. À ce titre, son héritage relève pleinement de l’histoire politique du pays, avec ses débats, ses fractures et ses enseignements.


En cette douloureuse circonstance, les pensées de la rédaction vont également au peuple djiboutien, qui perd l’un des témoins et acteurs d’un moment décisif de son histoire contemporaine.


Ali Aref Bourhan restera, pour l’histoire, l’un des visages marquants de la construction politique de Djibouti.


Qu’Allah l’accueille dans son paradis éternel ! 

Inna lillahi wa inna ilayhi rajiʿoun.




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