La géographie reste
Devant les Missions économiques de l’OIF, le Chef de l’État a posé les termes d’un pari : faire de Djibouti, au-delà d’un couloir logistique, une véritable plateforme économique régionale. Il est des phrases de chef d’État qui tiennent lieu de doctrine. « Les crises passent ; la géographie reste. » En la prononçant mardi, à la tribune de la 7e édition des Missions économiques de l’Organisation internationale de la Francophonie, le Président Ismail Omar Guelleh n’a pas seulement répondu à ceux qui lisent dans les tensions du détroit de Bab el-Mandeb l’annonce d’un déclin. Il a résumé en une formule le pari sur lequel notre pays se construit depuis l’indépendance : ce que la nature a placé à l’entrée de la mer Rouge, la volonté politique peut le transformer en puissance utile. Le propos mérite d’être pris au sérieux, car il tranche avec deux attitudes également commodes. La première consiste à nier la secousse. La seconde, à lui prêter une portée qu’elle n’...