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FLEX 2026 : l’Afrique veut en finir avec la pauvreté éducative

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  Quatre enfants sur cinq terminent aujourd’hui l’école primaire en Afrique subsaharienne sans maîtriser correctement la lecture, l’écriture ou les compétences scientifiques élémentaires. À lui seul, ce chiffre résume le paradoxe africain : un continent qui construit davantage d’écoles, scolarise plus d’enfants que jamais, mais peine encore à leur transmettre les savoirs fondamentaux. C’est avec cette réalité en toile de fond que s’est ouverte, le 15 juillet à Lilongwe, la troisième édition de l’Africa Foundational Learning Exchange (FLEX 2026). Pendant trois jours, le Malawi accueille ce qui est devenu le plus important rendez-vous africain consacré aux apprentissages fondamentaux. Plus de 600 participants, venus d’une quarantaine de pays, y croisent leurs expériences, confrontent leurs politiques et cherchent une réponse commune à une question simple en apparence, mais décisive pour l’avenir du continent : comment faire en sorte que chaque enfant apprenne réellement ? L’ambition ...

Djibouti perd un serviteur de l’État, un homme de devoir et de discrétion

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   Rahimullah  Hassan Omar Mohamed Bourhan (1953–2026) C’est une disparition qui plonge la République Djibouti dans le recueillement. Le ministre de la Défense, chargé des Relations avec le Parlement, Hassan Omar Mohamed Bourhan, s’est éteint à Paris, où il suivait des soins médicaux. Avec lui disparaît l’une des figures les plus expérimentées de l’appareil d’État djiboutien, un homme dont le parcours s’est confondu avec plusieurs décennies de la vie politique et institutionnelle du pays. Né en 1953 à Tadjourah, Hassan Omar Mohamed Bourhan Rahimullah appartenait à une famille profondément enracinée dans l’histoire politique nationale. Son père, feu Omar Mohamed Bourhan, avait lui-même exercé des responsabilités ministérielles à l’époque du Territoire français des Afars et des Issas, entretenant une relation étroite avec le Père de l’Indépendance, feu Hassan Gouled Aptidon. Cette filiation a très tôt forgé chez lui une culture de l’État et du service public.  Après de...

Débat mondial : La gouvernance doit‑elle être instaurée avant le développement de l’IA ?

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L’évolution rapide de l’intelligence artificielle a depuis longtemps dépassé les capacités humaines. De l’adoption laborieuse par les Nations Unies de la première résolution mondiale sur la gouvernance de l’IA, aux bouleversements électoraux dans plusieurs pays causés par la désinformation générée par les deepfakes, en passant par l’apparition d’armes autonomes létales dans des conflits régionaux, la technologie ressemble à des montagnes russes surchargées fonçant à toute vitesse. Pourtant, les efforts réglementaires restent très en retard, les nations tenant le volant mais piégées par les blocus de semi‑conducteurs, les monopoles de puissance de calcul et un déficit de confiance mutuelle. Dans de telles contraintes, sommes‑nous réellement acculés à nous unir pour une gouvernance collective – ou la soi‑disant « gouvernance mondiale » est‑elle destinée à rester une illusion calculée politiquement ? CGTN présente le programme spécial Global Debate. Invités favorables à la gouvernance pré...

Abwan Jigjigaawi , le poète qui transforma ses blessures en chansons

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  Il est des artistes dont les œuvres survivent à leur nom. Et puis il y a ceux dont le nom finit par devenir une œuvre à lui seul. Ahmed Houssein Kahin, plus connu sous le pseudonyme de Jigjigaawi, appartient à cette catégorie rare. Parolier, dramaturge, comédien et poète, il fut l’une des grandes plumes de l’âge d’or de la chanson djiboutienne d’expression somalie. Derrière des centaines de textes devenus des classiques se cachait un homme discret, rêveur, souvent tourmenté, qui fit de ses blessures intimes une source inépuisable de création. Né en 1948 à Dikhil, Ahmed Houssein Kahin connaît une enfance loin des parcours scolaires classiques. Élève dissipé, davantage attiré par l’horizon marin que par les bancs de l’école, il quitte très tôt le système éducatif, dès le CE1. On raconte qu’il préférait les longues journées passées du côté de la plage de la Siesta, laissant déjà entrevoir ce tempérament de bohème qui marquera toute son existence. Après un bref passage comme apprenti...

Abwaan Aden Farah Samatar : une voix poétique de Djibouti et l'héritage immortel de « Digasho Waraabe »

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  Feu     Abwaan Aden Farah Samatar (1943–2023) fut l'une des figures majeures de la poésie et de la musique djiboutiennes. Auteur-compositeur, interprète et Abwaan (poète) de renom, il a profondément marqué le patrimoine culturel national par une œuvre où se conjuguent engagement patriotique, conscience sociale et fidélité aux traditions de la poésie orale somalie. Né en 1943 à Ali Sabieh, il passa son enfance et son adolescence entre sa ville natale et Djibouti-ville. Très tôt attiré par les arts, il fit ses premiers pas dans la musique en 1963 en rejoignant le groupe Arreh, l'un des premiers ensembles artistiques modernes de Djibouti. Il poursuivit ensuite sa carrière au sein du célèbre groupe Gacan Macan, contribuant activement à l'essor de la musique nationale. Durant les années 1970, Abwaan Aden Farah Samatar mit son talent au service de la lutte pour l'indépendance de Djibouti. À travers ses chansons et ses poèmes, il exprima les aspirations du peuple djiboutien ...