Markazi, le choix d’une porte ouverte
Il y a des lieux qui finissent par dépasser leur fonction. Markazi est de ceux-là. À Obock, ce camp de réfugiés est devenu, au fil des crises régionales, bien davantage qu’un simple espace d’accueil. Il incarne un état d’esprit profondément ancré dans le pays : lorsque le voisin est frappé par la guerre, Djibouti ouvre sa porte. La nouvelle vague de réfugiés yéménites vient une nouvelle fois rappeler cette constante. Depuis l’aggravation du conflit au Yémen, des milliers de personnes ont traversé le Bab el-Mandeb pour chercher refuge à Djibouti. Au 16 septembre, plus de 2 700 personnes avaient rejoint la région d’Obock. Elles y sont accueillies et prises en charge avec le concours des autorités djiboutiennes, de l’ONARS, des Nations unies et de leurs partenaires. Markazi, Obock ( Rép.de Djibouti ) Mais Markazi n’est pas né de la crise actuelle. Depuis 2015, le site accueille des Yéménites ayant fui la guerre. Et avant eux, d’autres populations avaient déjà trouvé refuge à D...