La djiboutianité, ce lien plus fort que les appartenances
À Djibouti, la question identitaire revient souvent dans les débats politiques, sociaux et même dans les conversations du quotidien. Qui sommes-nous avant tout ? Le clan ? La région ? La langue ? Ou la nation ? La réponse mérite peut-être d’être formulée avec simplicité : l’identité djiboutienne ne s’oppose pas aux identités claniques, elle les transcende. C’est cela, au fond, la djiboutianité. Dans notre société, le clan demeure une réalité historique, culturelle et sociale. Il structure des solidarités anciennes, transmet des valeurs, une mémoire, des coutumes et parfois même une certaine idée de la protection mutuelle. Vouloir nier cette réalité serait artificiel et déconnecté de l’histoire de la Corne de l’Afrique. Le clan existe, il continuera d’exister, et il fait partie du tissu social djiboutien. Mais une nation ne peut survivre si chaque appartenance particulière devient une frontière politique ou émotionnelle. C’est ici qu’intervient l’idée de djiboutianité : une consci...