L'UNESCO classe l'archipel des Sept Frères de Djibouti comme réserve de biosphère

 Le drapeau djiboutien flotte avec fierté au siège de la 37e session du Conseil international de coordination du Programme de l'UNESCO sur l'homme et la biosphère (MAB). Ce samedi, une annonce historique a été faite : l'archipel des îles de Sept Frères, Ras Siyan, Khor Angar et Godoria a été officiellement inscrit sur la liste des réserves de biosphère de l'UNESCO, marquant la première reconnaissance de ce type pour la République de Djibouti.


Un hotspot de biodiversité d'importance mondiale


Cette décision, saluée par les applaudissements des délégations internationales présentes à Hangzhou, couronne des années d'efforts et de vision stratégique. Elle consacre la valeur exceptionnelle de ce joyau naturel situé à l'entrée stratégique de la mer Rouge et à l'extrémité nord-est de l'océan Indien. Le paysage splendide, la diversité biologique unique et l'engagement exemplaire des communautés locales pour la conservation ont été unanimement salués par les experts internationaux.



Cette reconnaissance mondiale est l'aboutissement concret de la vision éclairée du Président de la République de Djibouti, Son Excellence Monsieur Ismail Omar Guelleh, qui n'a cessé de plaider pour la valorisation des écosystèmes marins et terrestres du pays sur la scène internationale. Son engagement et son soutien indéfectible ont été déterminants dans ce succès qui honore toute la nation djiboutienne.


La nouvelle Réserve de Biosphère abrite des habitats côtiers et marins parmi les plus diversifiés de la région, incluant des récifs coralliens d'une grande richesse et des forêts de mangroves vitales. Ses eaux pélagiques constituent une voie de migration et une zone de reproduction critiques pour d'innombrables espèces, notamment des oiseaux marins, des reptiles, des poissons migrateurs comme le requin-baleine, et des mammifères marins, dont beaucoup sont menacés à l'échelle mondiale.


Au-delà de sa valeur écologique, cette réserve représente un pilier essentiel pour le développement durable de la région d'Obock. La bande côtière offre en effet des potentialités significatives pour un tourisme respectueux de l'environnement et une pêche durable, prometteuses de débouchés économiques pour les populations locales.


L'harmonie entre l'homme et la nature : un modèle préservé


Une particularité remarquable de cette réserve réside dans le lien ancestral qui unit les communautés locales à leur environnement. Depuis des siècles, celles-ci vivent en harmonie avec cet écosystème unique, protégeant sa fragilité grâce à des lois coutumières et traditions qui interdisent, entre autres, la chasse non régulée et la coupe destructive du bois. Leur savoir-faire traditionnel et leur culture de la préservation sont désormais reconnus et inscrits au patrimoine universel de l'UNESCO.


Enfin , l’inscription de l'archipel des îles de Sept Frères, Ras Siyan, Khor Angar et Godoria n'est pas une fin en soi, mais bien le début d'une nouvelle ère. Elle ouvre la voie à de nouvelles opportunités de coopération internationale, de recherche scientifique et de développement socio-économique durable, alignées sur les objectifs de développement des Nations Unies. Cette réussite illustre la contribution active de Djibouti à la préservation du patrimoine naturel mondial. Nos félicitations au ministre et à l’ensemble de ceux qui ont oeuvré à cette réussite. 







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