Avec IOG, la continuité n’est plus un choix, c’est une nécessité nationale.

 Chronique politique 


Le congrès extraordinaire du RPP, ce samedi au Palais du Peuple, a tranché : Ismaïl Omar Guelleh portera de nouveau les couleurs du Rassemblement Populaire pour le Progrès à la présidentielle d’avril 2026. Mais au-delà du rituel, c’est un signal politique fort. Ce n’est plus une candidature parmi d’autres, c’est un appel national à la continuité. La foule, massée sur l’esplanade depuis l’aube, n’était pas simplement venue applaudir un candidat. Elle est venue défendre un cap, une direction, un choix stratégique : Djibouti doit poursuivre son élan sous un leadership éprouvé.


Un leader en communion avec son peuple 

Contrairement aux caricatures extérieures, l’investiture du Président Guelleh n’est pas le résultat d’un appareil verrouillé, mais d’un consensus élargi. Tous les partis de la majorité (FRUD, PND, PSD, UPR) ont confirmé leur soutien. Plus encore, l’UDJ , principale formation d’opposition , a rejoint le mouvement, reconnaissant la nécessité de la stabilité dans un contexte mondial incertain. Ce ralliement démontre une évidence : lorsque l’intérêt national est en jeu, les clivages partisans s’effacent. On ne s’oppose pas pour s’opposer, on s’engage pour servir.


Le discours du Président a été l’un des moments clés du congrès. Porté par une émotion palpable, il a assumé une position à contrecourant de l’ère des leaders narcissiques. Pas de promesses démagogiques, pas de posture salvatrice . Il se présente comme un homme de devoir. Lorsque le Président dit :

« Je ne me présente pas comme un homme providentiel »,

il rappelle que son autorité n’est pas un privilège, mais une responsabilité. Et c’est précisément parce qu’il ne cherche pas la fonction pour lui-même que son leadership inspire confiance.


Aujourd’hui, dans une région minée par les turbulences ( guerres, chocs climatiques, luttes d’influence des grandes puissances ) , Djibouti fait figure d’exception. Un pays stable, crédible, respecté diplomatiquement. Rien de cela n’est arrivé par hasard. Face aux tensions en mer Rouge, au retour des ambitions militaro-économiques dans la Corne de l’Afrique, il faut un chef expérimenté capable de naviguer entre intérêts stratégiques et souveraineté nationale. La stabilité ne s’improvise pas. Elle se construit avec de l’expérience.


IOG a annoncé dans son discours la feuille de route 2026 : un programme de continuité et un programme de rupture. Continuité pour préserver les acquis. Rupture pour accélérer les transformations qui doivent l’être. L’objectif est clair : un Djibouti souverain, prospère, où chaque citoyen trouve sa place. Quand il pose les mots Unité, Égalité, Paix, il ne déroule pas un slogan. Il rappelle l’architecture même du pays que les Djiboutiens ont construit avec lui depuis plus de deux décennies.


Les sceptiques diront qu’il faut « tourner la page ». Mais tourner la page pour aller vers quoi ? Vers l’imprévisible ? Vers l’aventure ? Vers l’illusion qu’un changement de visage équivaut à un changement de destin ? Non. Les Djiboutiens ont déjà répondu samedi : l’expérience et la stabilité valent mieux que les promesses sans lendemain.


En investissant Ismaïl Omar Guelleh, le RPP ne s’est pas contenté de choisir un candidat.

Il a choisi une trajectoire.

Il a choisi la cohérence.

Il a choisi la sécurité.


Et il l’a fait avec la légitimité la plus puissante qui soit : celle d’un peuple qui refuse l’incertitude.


Djibouti n’a pas peur du changement.

Djibouti choisit le changement maîtrisé.


 

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