La modernisation de la commande publique a franchi une nouvelle étape ce jour. Initié par la Commission Nationale des Marchés Publics, en collaboration avec la Chambre de Commerce de Djibouti, un atelier d’information et de sensibilisation s’est tenu au Palais du Peuple, réunissant opérateurs économiques, représentants institutionnels et acteurs privés.
Cette rencontre visait à élargir et structurer la participation des entreprises nationales aux appels d’offres publics. Dans un contexte où la commande publique constitue un moteur essentiel de croissance, l’enjeu dépasse la simple diffusion d’informations techniques. Il s’agit de bâtir un cadre de confiance fondé sur la transparence des procédures, l’égalité d’accès et une concurrence équitable.
Les organisateurs ont présenté en détail les mécanismes de passation des marchés publics, depuis la publication des appels d’offres jusqu’aux critères d’évaluation et d’attribution. Une attention particulière a été portée aux exigences administratives et financières, souvent perçues comme des obstacles par les petites et moyennes entreprises. Grâce à des présentations pédagogiques et des échanges directs, l’atelier a permis de clarifier les règles et d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations des participants.
Au-delà des aspects procéduraux, la promotion de la transparence et de l’équité a été au cœur des discussions. Par son volume et son impact budgétaire, la commande publique impose une gouvernance rigoureuse. Les responsables ont rappelé que la crédibilité du système repose sur des règles connues de tous, appliquées sans discrimination et contrôlées selon des normes précises. Cette exigence est indissociable d’un environnement économique attractif et compétitif.
L’atelier a également servi de plateforme d’échange entre les pouvoirs publics et le secteur privé. Ce rapprochement institutionnel traduit une évolution significative : l’État ne se contente plus d’un rôle d’ordonnateur, mais se positionne comme un partenaire du développement économique. En facilitant l’accès des entreprises aux opportunités offertes par les marchés publics, il contribue à renforcer le tissu productif national, à soutenir l’emploi et à encourager l’investissement local.
Les échanges ont révélé une forte attente des opérateurs économiques : celle d’un accompagnement continu et d’une communication régulière sur les opportunités disponibles. Plusieurs intervenants ont souligné l’importance de la formation et de la digitalisation des procédures pour réduire les délais et améliorer la traçabilité des dossiers.
À travers cette initiative conjointe, les autorités entendent inscrire la commande publique dans une logique de performance et d’inclusion. En améliorant la compréhension des règles et en favorisant un accès élargi aux appels d’offres, elles jettent les bases d’un système plus ouvert, plus clair et plus équitable.
Enfin , ce rendez-vous au Palais du Peuple s’inscrit dans une ambition plus large : faire de la commande publique un outil structurant du développement économique, au service d’un partenariat renforcé entre l’État et les acteurs privés. Une ambition qui, pour se concrétiser, nécessitera la poursuite des efforts engagés et l’approfondissement d’un dialogue permanent entre toutes les parties prenantes.


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