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Affichage des articles du septembre, 2025

Les FAD inaugurent une nouvelle ère avec la création de leur École des Sous-officiers

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  Les Forces Armées Djiboutiennes (FAD) ont franchi une étape historique ce dimanche avec l'inauguration officielle de la première École des Sous-officiers sur le site de l'École militaire Président Gouled à Holl Holl. Présidée par le Chef d'État-Major Général des Armées, le Général Zakariya Cheikh Ibrahim, cette cérémonie marque un tournant décisif dans le processus de modernisation et de professionnalisation des FAD. Dès les premières lueurs de l'aube, les autorités militaires et civiles s'étaient rassemblées pour assister à cet événement fondateur. Le Général Zakariya, accueilli par le lieutenant-colonel Eleyeh Abdi Omar, commandant de l'École militaire Président Gouled, a passé en revue le piquet d'honneur avant de procéder à l'examen détaillé du projet et de ses objectifs stratégiques. Une vision stratégique pour les FAD La création de cette institution spécialisée répond à une nécessité opérationnelle : former les futurs cadres intermédiaires qui c...

Djibouti : coopération avec la Chine, appel à la paix à Gaza et victoire contre DP World

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  La journée du 30 septembre a été marquée par trois événements majeurs, illustrant à la fois le dynamisme diplomatique de Djibouti, son engagement constant pour la paix au Proche-Orient et la consolidation de sa souveraineté économique face aux défis judiciaires internationaux. Un message d’amitié à la Chine À l’occasion de la Fête nationale chinoise, le Président de la République, Ismaïl Omar Guelleh, a adressé un télégramme de félicitations à son homologue Xi Jinping. Le Chef de l’État y a exprimé ses vœux de « santé et de bonheur » au Président chinois ainsi que de « prospérité et d’épanouissement » au peuple chinois. Le président Guelleh a salué la Chine comme une « superpuissance » au savoir-faire technologique avéré, tout en se félicitant de l’évolution constante du partenariat stratégique global entre Djibouti et Pékin. « Djibouti et la Chine font aujourd’hui office de modèle réussi de coopération entre deux nations aux dimensions contrastées », a-t-il affirmé, insistant su...

  Héritage & FAJO 2025 : Djibouti au cœur de la mémoire et de la gouvernance numérique africaine  

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    La rentrée politique a peine passée que déjà se profile à l’horizon deux événements majeurs dont l'un a porté continentale qui se tiendront dans notre pays Djibouti à la mi octobre 2025. Ces 2 événements respectivement dénommé «  Héritage »  et première édition du « Forum Africain des Journaux Officiels (FAJO) » soulignent mieux que des mots l’ambition continentale de notre pays. Derrière leur apparente diversité ( une rétrospective historique d’un côté, un forum sur la gouvernance juridique et numérique de l’autre ) se dessine une cohérence profonde : l’affirmation d’un pays qui entend de plus en plus à conjuguer la mémoire de son passé avec une vision stratégique pour son avenir.   Héritage : Un devoir de mémoire    L’exposition «  Héritage » qui ouvrira ses portes le 15 octobre 2025 et jusqu’au 15 novembre 2025  propose bien plus qu’une accumulation d’archives et d’objets. Elle se veut une plongée dans les strates d...

Djibouti l’emporte, DP World déboutée

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  La République de Djibouti a enregistré, le 29 septembre 2025, une victoire décisive devant la  London Court of International Arbitration  (LCIA). La juridiction londonienne a rejeté, sans possibilité d’appel, les prétentions de la société émiratie DP World, qui réclamait près d’un milliard de dollars de dédommagements à Port de Djibouti SA (PDSA). Au cœur de ce contentieux : la résiliation en février 2018 de la concession du terminal à conteneurs de Doraleh, décidée par l’État djiboutien au nom de sa souveraineté. DP World soutenait que cette décision lui avait causé des pertes financières colossales et entendait en faire porter la responsabilité à PDSA. La sentence arbitrale est venue balayer ces arguments. Le juge a rappelé que PDSA, entité de droit privé, n’avait aucun rôle ni aucune responsabilité dans la fin de la concession, laquelle relevait exclusivement d’une décision souveraine de l’État. La demande de dédommagements a été déclarée infondée et intégralement re...

La parole est à vous !

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  Édito  :  Djibouti, petit État, grande nation  Djibouti est l’un des plus petits États du continent africain, tant par sa superficie que par sa population. Pourtant, sa voix porte bien au-delà de ses frontières. Écoutée, respectée, parfois même davantage que celle de puissances régionales établies, elle s’est imposée comme une référence de stabilité et de diplomatie. Ce n’est pas un hasard si les nations sœurs d’Afrique ont confié à Djibouti la présidence de l’Union africaine, préférée au Kenya, pourtant mastodonte de la diplomatie est-africaine. Atteindre près d’un demi-siècle d’indépendance sans sombrer dans le chaos relève d’une singularité rare sur le continent. Cette trajectoire s’explique d’abord par la miséricorde d’Allah, mais aussi par une politique de sagesse ayant toujours privilégié la sauvegarde du vivre-ensemble et la sacralisation de la devise nationale :  Unité, Égalité, Paix . Certes, tout n’est pas parfait. Les marges d’amélioration existent....

Djibouti plaide pour un multilatéralisme renouvelé

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  Editorial   À l’heure où l’Assemblée générale des Nations Unies souffle ses quatre-vingts bougies, Djibouti n’a pas manqué le rendez-vous avec l’Histoire. Le discours d’aujourd’hui de son représentant permanent, Mohamed Siad Doualeh, résonne comme un rappel ferme : dans un monde fracturé, la voix des petites nations peut encore porter loin si elle s’adosse au principe du multilatéralisme. Le diplomate djiboutien a déroulé une fresque historique en évoquant le rôle de l’ONU, de la décolonisation à la défense des droits humains, en passant par les combats contre la pauvreté et le changement climatique. Mais ce regard vers l’arrière n’était pas une nostalgie : il s’agissait plutôt d’une interpellation. Car si les Nations Unies ont marqué le siècle, elles doivent aujourd’hui se réinventer. Le plaidoyer pour un “Agenda commun” et un “Pacte pour l’avenir” traduit bien cette urgence de modernisation face à des défis que ni les fondateurs de San Francisco ni les diplomates de la Gue...