La CNIPLC à la rencontre des quartiers
Dans la commune de Boulaos, la Commission nationale indépendante pour la prévention et la lutte contre la corruption multiplie les initiatives de proximité afin de faire de la sensibilisation citoyenne un levier essentiel dans la lutte contre les pratiques corruptrices.
Convaincue que la lutte contre la corruption se gagne aussi sur le terrain, au plus près des citoyens, la Commission Nationale Indépendante pour la Prévention et la Lutte contre la Corruption (CNIPLC) a organisé, samedi 20 Juin , une vaste action de sensibilisation dans la commune de Boulaos, en partenariat avec l’association Kartileh.
L’initiative s’est déroulée à l’occasion d’un événement sportif et culturel réunissant près d’une centaine de participants au Centre de Développement Communautaire (CDC) du quartier 7 Bis. Jeunes, responsables associatifs et représentants de plusieurs quartiers de la capitale ( notamment les quartiers 7, 7 Bis, Djebel, Ambouli et la Cité Stade ) ont pris part à cette rencontre placée sous le signe de l’engagement citoyen.
Conduite par le Directeur de la Recherche et de l’Éducation de la CNIPLC, Yacin Said Chireh, la délégation de la Commission comprenait également plusieurs responsables de services, venus échanger avec les participants sur les enjeux de la transparence, de l’intégrité et de la responsabilité citoyenne.
Profitant de l’affluence générée par un tournoi de baby-foot organisé au sein du CDC, les représentants de la Commission ont choisi un format interactif favorisant le dialogue direct avec les jeunes. L’objectif était clair : rapprocher le discours institutionnel des réalités quotidiennes des habitants et encourager une prise de conscience collective face aux conséquences de la corruption sur le développement économique et social.
Dans son intervention, Yacin Said Chireh a insisté sur la contribution déterminante des organisations de la société civile dans la promotion des valeurs d’intégrité et de bonne gouvernance. Il a rappelé que la prévention demeure l’un des piliers de l’action menée par la Commission, parallèlement aux efforts engagés pour renforcer la culture de la transparence au sein de la société djiboutienne.
« La lutte contre la corruption ne peut être efficace sans l’implication active des citoyens », a-t-il souligné devant l’assistance, appelant les jeunes et les acteurs associatifs à devenir des relais de sensibilisation au sein de leurs communautés respectives.
La rencontre a également été marquée par la projection d’un court métrage institutionnel retraçant l’évolution de la CNIPLC, ses missions, ainsi que les principales actions menées ces dernières années dans le domaine de la prévention et de l’éducation citoyenne. Organisée dans la salle audiovisuelle du CDC, la séance a suscité de nombreux échanges entre les participants et les représentants de la Commission.
Au-delà de son volet pédagogique, cette journée a permis à la CNIPLC de renforcer ses liens avec le tissu associatif local. Plusieurs associations actives de la commune de Boulaos ont ainsi été recensées dans la base de données de la Commission, une démarche destinée à consolider les partenariats de terrain et à élargir le réseau des acteurs engagés dans la promotion de l’intégrité publique.
À travers ce type d’initiative de proximité, la CNIPLC confirme sa volonté de sortir des cadres institutionnels traditionnels pour aller directement à la rencontre des populations. Une stratégie qui mise sur la sensibilisation, l’éducation civique et l’implication des jeunes comme remparts durables contre la corruption.
Dans un contexte où les questions de gouvernance et de transparence occupent une place croissante dans les politiques publiques, la mobilisation des quartiers apparaît désormais comme un maillon essentiel de la construction d’une culture de l’intégrité partagée par tous.





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