Pour ses 49 ans, la Police Nationale maintient le cap de la modernisation.
À l’heure où les défis sécuritaires se complexifient dans la Corne de l’Afrique, la Police nationale djiboutienne a célébré, ce lundi à Nagad, le 49ᵉ anniversaire de sa création. Une cérémonie solennelle organisée à l’Académie de Police Idriss Farah Abaneh (APIFA), marquée par un hommage appuyé aux générations de policiers qui ont contribué à faire de cette institution l’un des piliers de la stabilité du pays.
Présidée par le ministre de la Justice et des Affaires pénitentiaires, chargé des Droits de l’homme et des Relations parlementaires, et Premier ministre par intérim, Ali Hassan Bahdon, la cérémonie a réuni les plus hautes autorités civiles et militaires de la République, ainsi que des représentants des institutions sécuritaires de plusieurs pays partenaires.
Dès les premières heures de la matinée, l’enceinte de l’APIFA avait pris des allures de grand rendez-vous républicain. Sous un soleil déjà haut, les différentes composantes de la Police nationale se sont déployées sur l’esplanade de l’Académie dans un dispositif minutieusement orchestré. Une démonstration de cohésion et de discipline qui reflète l’évolution d’une institution appelée, depuis près d’un demi-siècle, à garantir la sécurité des citoyens et la préservation de l’ordre public.
Aux côtés du ministre de l’Intérieur, Omar Abdi Saïd, et du directeur général de la Police nationale, le colonel Abdourahman Ali Kahin, le Premier ministre par intérim a effectué la traditionnelle revue des troupes. Le directeur de l’Académie de Police Idriss Farah Abaneh, le commandant Mahdi Omar Djama, participait également à cette séquence protocolaire, symbole du lien entre formation, professionnalisation et engagement opérationnel.
Le dispositif présenté à cette occasion illustrait la diversité des missions assumées par les forces de police. La fanfare de la Police nationale, l’unité porte-drapeau, la Brigade de la sécurité routière, les unités féminines, la Police judiciaire, les services de l’Immigration, la Direction de la sécurité publique, la Compagnie d’intervention ainsi que les unités spécialisées du RAID et de la Brigade spéciale ont successivement pris part aux démonstrations et aux honneurs réglementaires.
Au-delà de la dimension commémorative, cette célébration a constitué un moment de réflexion sur le chemin parcouru depuis la création de la Police nationale. Au fil des décennies, l’institution s’est progressivement adaptée aux mutations sociales, économiques et sécuritaires du pays, renforçant ses capacités opérationnelles tout en développant une relation de proximité avec la population.
Dans son intervention, le directeur général de la Police nationale, le colonel Abdourahman Ali Kahin, est revenu sur les principales réalisations de l’institution. Il a mis en avant les efforts consentis pour améliorer les capacités opérationnelles des services, professionnaliser davantage les effectifs et moderniser les moyens d’action face à des menaces en constante évolution.
Le patron de la Police nationale a également évoqué les perspectives qui se dessinent pour les prochaines années. Parmi les priorités figurent la poursuite des programmes de modernisation, le renforcement de la formation des personnels et l’adaptation de l’institution aux nouveaux défis sécuritaires, qu’ils soient liés à la criminalité transnationale, aux enjeux technologiques ou aux impératifs de sécurité publique dans un environnement régional particulièrement sensible.
La présence du chef d’État-major général des Armées, le général de corps d’armée Zakaria Cheikh Ibrahim, du directeur de la Sécurité nationale, Hassan Saïd Khaireh, de plusieurs membres du gouvernement, des secrétaires généraux des ministères, du préfet de la ville de Djibouti ainsi que des préfets des régions a donné à cette cérémonie une portée nationale. Les chefs de corps des forces de défense et de sécurité, de même que des délégations sécuritaires étrangères, ont également tenu à marquer leur soutien à l’institution.
À travers cette célébration, les autorités ont voulu rappeler le rôle central joué par les femmes et les hommes de la Police nationale dans la préservation de la paix civile. Dans un pays situé à un carrefour stratégique entre la mer Rouge et l’océan Indien, la sécurité demeure un facteur essentiel de stabilité politique, de développement économique et d’attractivité internationale.
À un an du cinquantenaire de sa création, la Police nationale aborde ainsi une étape symbolique de son histoire. Forte de près de cinq décennies d’expérience, elle entend poursuivre sa transformation pour répondre aux attentes croissantes de la population tout en consolidant sa mission première : garantir la sécurité des citoyens et servir la République avec loyauté, professionnalisme et sens du devoir.
Le rendez-vous de Nagad aura ainsi été bien plus qu’une simple commémoration. Il a offert l’image d’une institution en mouvement, attachée à son héritage mais résolument tournée vers l’avenir, à l’approche d’un cinquantenaire qui s’annonce déjà comme un moment majeur de son histoire.
Crédits photos : D.L






Commentaires