60 jours d’action, le mandat est lancé

 Editorial 

En politique, les débuts d’un mandat ne sont jamais anodins. Ils révèlent une méthode, une ambition et, surtout, une capacité à transformer une légitimité électorale en action. Soixante jours après son investiture, le Président de la République, Son Excellence Ismaïl Omar Guelleh, a déjà donné la mesure du cap qu’il entend imprimer aux cinq prochaines années. Le mandat est désormais pleinement engagé.


Le scrutin du 10 avril et l’investiture du 9 mai ont ouvert bien davantage qu’une nouvelle séquence institutionnelle. Ils ont renouvelé un pacte de confiance entre une nation et son Président. Avec 97,8 % des suffrages exprimés, les Djiboutiens ont fait le choix de la continuité, mais d’une continuité dynamique, tournée vers l’action, l’innovation et l’anticipation des défis de demain.



Cette confiance s’est également exprimée sur la scène internationale. La présence de nombreux chefs d’État, de responsables d’organisations internationales et de partenaires stratégiques lors de la cérémonie d’investiture n’avait rien d’un simple hommage protocolaire. Elle consacrait la place acquise par Djibouti comme acteur incontournable dans la Corne de l’Afrique, interlocuteur crédible sur les questions de paix, de sécurité et de coopération régionale.


Mais une investiture ne vaut que par les actes qui la prolongent. C’est précisément ce que démontrent ces soixante premiers jours. Loin de céder à l’immobilisme que pourrait inspirer la continuité, le Chef de l’État a choisi d’accélérer les transformations engagées depuis plus de deux décennies. Les orientations sont claires : renforcer la souveraineté économique, accroître la compétitivité nationale, moderniser l’action publique et faire du capital humain la première richesse du pays.


À cet égard, les premières décisions du nouveau quinquennat traduisent fidèlement les engagements formulés devant les Djiboutiens durant la campagne présidentielle. Pour rappel, le Président Guelleh avait déjà défini le cap et la méthode de ce nouveau mandat lors du lancement de sa campagne, en affirmant :

« Dans une région traversée par les incertitudes, notre responsabilité est de préserver la stabilité nationale par la continuité de l’action. Cette continuité est la clé pour consolider la confiance, achever les transformations engagées et ouvrir une nouvelle phase de développement fondée sur l’emploi, la justice sociale et l’inclusion de notre jeunesse et de nos femmes. Forte de sa crédibilité internationale, Djibouti doit continuer à assumer son rôle de carrefour stratégique entre l’Afrique et le monde arabe. C’est dans l’unité nationale et la souveraineté affirmée que nous construirons un héritage durable pour les générations futures. »


Par ailleurs , le temps où Djibouti devait convaincre de son potentiel appartient désormais au passé. Les infrastructures portuaires, ferroviaires, énergétiques et numériques ont profondément redessiné le paysage économique national. Le défi est aujourd’hui d’une autre nature : convertir ces acquis en davantage de croissance, de diversification, d’investissements et d’emplois. En d’autres termes, faire de chaque réalisation un levier supplémentaire de prospérité.


C’est dans cette logique que s’inscrit la priorité accordée au numérique, à l’intelligence artificielle, aux nouvelles technologies et aux énergies renouvelables. Le choix est stratégique. Les économies qui réussiront demain seront celles qui sauront maîtriser l’innovation. Djibouti entend prendre toute sa place dans cette nouvelle compétition mondiale en s’appuyant sur ses atouts géographiques, ses infrastructures et la vision de long terme portée par le Président de la République.


Cette ambition économique n’a de sens que parce qu’elle demeure indissociable du progrès social. Les premières décisions du mandat confirment que la santé, l’éducation, la formation de la jeunesse, la protection sociale et la qualité des services publics continueront d’occuper une place centrale dans l’action gouvernementale. Le développement ne se mesure pas uniquement à la croissance des indicateurs macroéconomiques ; il se juge aussi à l’amélioration concrète des conditions de vie des citoyens.


Dans le même esprit, le Chef de l’État a rappelé une exigence essentielle : celle de l’efficacité. À l’heure où les bouleversements internationaux imposent réactivité et anticipation, chaque institution est appelée à renforcer sa capacité d’exécution, à accélérer la mise en œuvre des projets et à inscrire durablement son action dans une culture du résultat. Gouverner, aujourd’hui plus que jamais, c’est agir vite, agir juste et agir utile.


La politique étrangère poursuit, elle aussi, une trajectoire cohérente. Forte d’une diplomatie d’équilibre reconnue par ses partenaires, Djibouti continue de consolider son rôle de trait d’union entre l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Asie. Chaque partenariat renforcé, chaque corridor développé, chaque coopération approfondie contribue à conforter la vocation du pays comme plateforme régionale de stabilité, de commerce et d’intégration.


Les célébrations du quarante-neuvième anniversaire de l’indépendance sont venues rappeler que le développement de Djibouti repose d’abord sur une valeur fondatrice : l’unité nationale. Dans une région souvent confrontée aux fractures et aux crises, notre pays continue d’offrir le visage d’une nation stable, rassemblée et résolument tournée vers l’avenir. Cette stabilité est un acquis précieux. Elle constitue aussi la condition première de toutes les ambitions économiques et sociales.


Ces soixante premiers jours n’appellent donc pas un bilan ; ils dessinent une perspective. Ils montrent qu’un nouveau cycle est en marche, fidèle aux acquis tout en portant une ambition renouvelée. Le Président Ismaïl Omar Guelleh a fixé un cap clair : accélérer la transformation du pays, renforcer sa souveraineté, préparer son économie aux défis du XXIᵉ siècle et poursuivre la construction d’un modèle de développement toujours plus inclusif.


 Le mandat est lancé avec un positionnement favorable, Djibouti occupant désormais la troisième place du classement des pays africains les moins endettés auprès du FMI. Une annonce intervenue à point nommé au mois de juin, venant renforcer la crédibilité économique du pays et constituer un capital politique supplémentaire pour la nouvelle séquence qui s’ouvre.


Finalement , cette  performance témoigne de la solidité des fondamentaux macroéconomiques et de la capacité du pays à préserver ses équilibres financiers tout en poursuivant ses ambitions de développement. Les fondations sont solides, la vision est affirmée et la volonté politique est au rendez-vous. Les cinq prochaines années seront celles de la concrétisation de cette feuille de route, avec pour objectif de transformer les engagements en résultats tangibles au bénéfice des citoyens

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