Djibouti-ville : embellir la ville, construire la citoyenneté
Alors que les derniers échos des festivités du 49e anniversaire de l'Indépendance nationale s'estompent doucement dans le ciel éclatant de la corne de l'Afrique, un autre bruit, plus grave et plus profond, continue de résonner dans les artères de la capitale. Sous l'égide du ministère de l'Intérieur, la Mairie de Djibouti-ville, en synergie étroite avec la Préfecture, l'Office de la Voirie (OVD), les Forces armées djiboutiennes (FAD), la Gendarmerie nationale, la Police nationale, les Gardes-côtes et des partenaires privés, mène tambour battant une vaste opération d'embellissement. Loin d'être un simple feu de paille pour une célébration, cette grandiose entreprise se mue en un véritable chantier de fond, une mutation urbaine qui interroge et redéfinit le contrat social entre la ville et ses habitants.
L'initiative, lancée en grande pompe sur la symbolique Place Mahmoud Harbi, a rapidement pris l'allure d'une offensive générale pour la salubrité publique. Le maire, M. Said Daoud, et le préfet de la ville, M. Abdi Hassan, ont supervisé des opérations d'envergure, conjuguant le curetage des caniveaux à la réfection des nids-de-poule, le dégagement des occupations illicites au badigeonnage des trottoirs. Ce n'est pas une simple campagne de balayage ; c'est une réorganisation profonde de l'espace commun, une lutte déterminée contre l'anarchie urbaine qui, trop longtemps, a entravé la fluidité et terni l'image de la cité.
Ce qui frappe dans cette dynamique, c'est l'unité d'action affichée. La présence conjointe des forces de défense et de sécurité aux côtés des services techniques municipaux et des associations citoyennes n'est pas un simple effet d'annonce. Elle symbolise une mobilisation multiforme où chaque acteur, du haut fonctionnaire au commerçant du quartier, est investi d'une mission commune. Le représentant de l'État, le préfet Abdi Hassan, et l'élu local, le maire Said Daoud, martèlent le même message : la propreté n'est pas l'affaire d'une administration, mais une responsabilité partagée. Comme l'a souligné l'édile lors d'une inspection récente, chaque mètre de bitume réhabilité, chaque trottoir dégagé est un acquis à pérenniser par le civisme de chacun.
Cette opération « ville propre » dépasse le simple cadre esthétique pour toucher à l'économie et au bien-être social. En libérant le domaine public des étals envahissants, en fluidifiant la circulation et en sécurisant les abords des places marchandes, les autorités posent les jalons d'une attractivité retrouvée. Le pari est clair : un cadre de vie assaini est un terreau fertile pour l'activité économique et un gage de sérénité pour les citoyens. La fermeté affichée par le maire face aux contrevenants, menaçant de saisies en cas de récidive, n'est pas une marque d'intransigeance gratuite, mais la manifestation d'une autorité légitime qui entend rétablir l'ordre et l'équité au bénéfice du plus grand nombre.
L'enthousiasme mesuré des passants, comme ce commerçant du quartier Harbi qui confie enfin « pouvoir respirer », témoigne d'une aspiration populaire longtemps inassouvie. La décision de poursuivre cette campagne bien au-delà du 27 juin est, à cet égard, la plus belle des promesses. Elle ancre cette dynamique dans la durée et dément ceux qui n'y verraient qu'une opération de communication politique. En annonçant le déploiement progressif de ces actions dans tous les quartiers, la Mairie et la Préfecture signent un engagement ferme pour un développement urbain durable.
Le nouvel essor de Djibouti-ville ne se jouera donc pas uniquement au rythme des pelleteuses ou des chantiers. Il dépendra de la capacité des institutions à maintenir cet élan, mais aussi de celle des citoyens à s'approprier cette ambition collective. Car les grandes capitales ne se distinguent pas seulement par leurs infrastructures. Elles se reconnaissent avant tout à la manière dont leurs habitants prennent soin de l'espace qu'ils partagent. En cela, cette vaste campagne d'embellissement, menée sous le regard bienveillant des autorités locales et avec l'appui constant de l'État, s'inscrit pleinement dans la vision éclairée de Son Excellence le Président de la République, Ismail Omar Guelleh, qui n'a eu de cesse de promouvoir une capitale digne de son rang, miroir d'une nation fière de son passé et résolument tournée vers l'avenir.

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