Ni trêve ni relâche : la mairie de Djibouti prolonge sa campagne d’embellissement au-delà des festivités

 Djibouti, 6 juillet 2026 – Sous un soleil de plomb qui ne rebute ni les volontés ni les engins de chantier, le Maire de la Ville de Djibouti, M. Said Daoud, a mené ce lundi une inspection de terrain d’envergure dans le premier arrondissement. Accompagné des agents de la direction technique municipale, de Mme Souad Eleyeh Said, Sous-préfète du secteur, et de l’officier de police du Commissariat du Premier Arrondissement, l’édile a passé au crible l’état des chaussées, des caniveaux et des espaces publics, dans le cadre d’une campagne d’embellissement entamée bien avant les célébrations du 27 juin.



L’heure n’est plus aux constats, mais à l’action. Sur la place Harbi et dans les artères adjacentes, les équipes techniques (  pelles mécaniques à l’appui )  s’activaient à dégager les encombrements, curer les drains et redresser les bordures défoncées. Le Maire, casque de chantier sur la tête, a salué le rythme soutenu des ouvriers, tout en multipliant les points de contrôle : « Nous ne voulons pas d’un coup d’éclat éphémère. Chaque mètre de bitume, chaque trottoir nettoyé est un acquis pour les riverains, et nous devons le pérenniser », a-t-il lancé, avant d’interpeller directement les contrevenants.


Car la visite a aussi été marquée par un rappel ferme à l’ordre public. Devant plusieurs commerçants ayant installé étals et stocks sur le domaine public, M. Said Daoud a exigé la libération immédiate des voies, menaçant de saisies en cas de récidive. « Le domaine public n’est une extension de aucun local privé. Il est le bien de tous, et il doit rester accessible, sûr et propre », a-t-il martelé, tandis que l’officier de police consignait les sommations. Mme Souad Eleyeh Said, qui arpentait les ruelles adjacentes, a renchéri : « Cette mobilisation conjointe – préfecture, mairie et forces de l’ordre – n’est pas une opération coup de poing. Elle s’inscrit dans une logique de dialogue contraint, mais de fermeté assumée. »


Les passants, nombreux à s’arrêter pour observer les engins, ont accueilli l’initiative avec un mélange de curiosité et d’espoir. « Depuis des mois, on se plaint des nids-de-poule et des eaux stagnantes. Si ça continue, on pourra enfin respirer », confie Ali, tenancier d’une boutique non loin de la place Harbi. La mairie assure que les opérations d’aménagement, d’assainissement et de plantation d’espaces verts se poursuivront tout au long du mois, sans se cantonner aux seules zones festives. « Ce n’est pas un feu de paille pour la fête nationale, c’est un chantier de fond », a insisté le directeur technique, en montrant les plans des prochaines phases.


En guise de conclusion, le Maire a adressé un appel solennel à l’ensemble de la population : « Chaque Djiboutien est acteur de cette renaissance urbaine. Jeter un déchet dans une bouche d’égout, garer sa voiture sur un passage piéton, ou réoccuper un trottoir fraîchement réhabilité, c’est brader notre effort commun. Je compte sur le civisme de chacune et de chacun pour préserver ces aménagements et faire de notre ville un modèle de propreté et de convivialité. »


L’opération se poursuivra la même détermination. La rédaction de la Chronique de l’Est suivra de près l’évolution de ce vaste chantier, symbole d’une gouvernance locale qui entend conjuguer fermeté réglementaire et proximité citoyenne.





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