Djibouti célèbre l'inscription de la "Zaffa", son 3e patrimoine culturel immatériel, à l'UNESCO

 


  La République de Djibouti célèbre ce mardi une excellente nouvelle qui consolide sa place sur la scène culturelle internationale.: l'inscription de la "Zaffa", rituel traditionnel du mariage, sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l'UNESCO.


  C'est sous l'impulsion du Ministère de la Jeunesse et de la Culture que cette candidature multinationale, réunissant Djibouti, les Comores, les Émirats arabes unis, l'Iraq, la Jordanie, la Mauritanie et la Somalie, a remporté un succès. Il s'agit du troisième élément patrimonial porté par Djibouti à rejoindre cette liste prestigieuse, après le Xeedho (2023) et le Xeer Issa (2024), marquant une étape décisive dans la valorisation de l'héritage culturel national et régional.

 La création de ce groupe de pays partageant une tradition commune a été coordonnée et parrainée par l’ALESCO (  Organisation arabe pour l'éducation, la culture et les sciences) . Cette organisation œuvre à valoriser la culture et protéger le patrimoine dans les pays arabes, tout en sensibilisant à leur rôle crucial pour la réalisation des objectifs du développement durable à l'horizon 2030. Cette action conjointe participe à la préservation de la mémoire collective et des identités culturelles



La Zaffa est une procession nuptiale emblématique célébrant le passage à la vie conjugale. Ce rituel, riche en symboles, unit les communautés à travers une série d'expressions joyeuses et sacrées : musiques et chants entraînants, danses, lancers de fleurs et de bonbons, rites de purification au henné, et l'ornementation spécifique des mariés. Des gestes comme boire du lait ou casser un œuf, variables selon les régions, visent à protéger le couple et à bénir son union.


L'organisme onusien a salué la valeur exceptionnelle de ce patrimoine, mettant en avant plusieurs critères déterminants. La Zaffa renforce puissamment les liens sociaux en mobilisant toutes les générations et les corps de métier, des anciens aux jeunes, des musiciens aux artisans. Elle constitue un espace d'expression artistique et intergénérationnelle, favorise l'égalité des genres et la cohésion sociale, et génère une activité économique significative pour les prestataires locaux. Sa transmission est assurée à la fois par la pratique communautaire vivante et par des programmes éducatifs et culturels structurés.


Les États partenaires ont fourni un dossier exemplaire, démontrant la participation active des communautés et ayant recueilli leur consentement libre et éclairé, conformément aux principes éthiques de l'UNESCO. La Zaffa  (dossier n°02283),est désormais officiellement enregistrée dans les inventaires nationaux de tous les pays participants.


L'UNESCO a adressé ses félicitations aux États participants, soulignant la qualité de leur coopération internationale et le rôle moteur de Djibouti dans la coordination et la réussite de ce dossier multinational. Cette inscription consacre non seulement la richesse des traditions djiboutiennes, mais aussi la capacité diplomatique et l'engagement du pays en faveur de la sauvegarde et de la promotion du patrimoine culturel immatériel à l'échelle mondiale.

Cette reconnaissance honore nos traditions, mais elle incarne aussi notre responsabilité. Elle symbolise ce que nous sommes : un carrefour culturel, un trait d'union entre les peuples, et une nation qui valorise et partage son patrimoine avec le monde . 


Enfin , la proclamation officielle de cette inscription interviendra lors de la session annuelle du Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, qui se tiendra le 8 décembre à New Delhi, en Inde. Une cérémonie de célébration est d'ores et déjà envisagée à Djibouti pour marquer cet événement historique.


UAE



Comores 

Iraq

Jordanie 

Arabie saoudite 

Somalie 



Djibouti 

Source : UNESCO : 

Commentaires

Anonyme a dit…
Il faut vérifier et modifier les informations partagées sur la culture Afar. A djibouti on ne connaît pas le zaffa dont vous parler. Les photos et les traditions s'agit bel et bien de la culture afar. Et on elle est partagée entre les tringle Afar, en l'occurrence Éthiopie; Érythrée et Djibouti.

Posts les plus consultés de ce blog

Entretien téléphonique entre les présidents Guelleh et Macron

FAJO 2025 : Quand l’Afrique parle à l’Afrique des enjeux de gouvernance juridique et de souveraineté numérique.