Le chef de l’État confère avec la ministre italienne Anna Maria Bernini : sécurité maritime et coopération au menu

 Le président de la République, Son Excellence Ismail Omar Guelleh, a reçu aujourd’hui au Palais de la République la ministre italienne de l’Université et de la Recherche, Anna Maria Bernini. Au centre de leurs échanges : l’avenir du partenariat entre Djibouti et l’Italie, avec une attention particulière portée à la sécurité du Bab el-Mandeb, mais aussi aux perspectives de coopération dans l’énergie, l’agriculture, la recherche et la formation universitaire.

À l’entrée de la mer Rouge, la position géographique de Djibouti continue de peser dans les équilibres diplomatiques et sécuritaires de la région. C’est dans ce contexte que le chef de l’État s’est entretenu avec la responsable italienne, autour des relations bilatérales et des moyens de leur donner un nouvel élan.




La sécurité du Bab el-Mandeb a occupé une place importante dans les discussions. Les échanges ont notamment porté sur le partenariat stratégique entre Djibouti et l’Italie dans les domaines militaire et de la Défense, ainsi que sur les initiatives susceptibles de contribuer à la sécurisation de cette voie maritime essentielle.


Pour Djibouti, l’enjeu dépasse largement la seule dimension militaire. La stabilité du Bab el-Mandeb touche directement à la fluidité du commerce international, à la circulation des marchandises et à la sécurité des chaînes logistiques reliant l’Asie, le Moyen-Orient, l’Afrique et l’Europe. Pour un pays dont les infrastructures portuaires et logistiques constituent un levier majeur de l’économie, la sécurisation de cet espace maritime relève donc d’un intérêt stratégique de premier ordre.


Élargir le partenariat au-delà des enjeux sécuritaires


L’entretien entre le président Guelleh et Anna Maria Bernini ne s’est toutefois pas limité aux questions de sécurité. Les deux parties ont également examiné les possibilités de renforcer la coopération dans plusieurs secteurs directement liés aux priorités de développement de Djibouti.


L’énergie, l’agriculture, la recherche et la formation universitaire figurent ainsi parmi les domaines appelés à prendre davantage de place dans les relations entre les deux pays. Une orientation qui traduit la volonté de donner au partenariat une dimension plus large, fondée sur les compétences, la transmission du savoir et le développement économique.


La présence à Djibouti de la ministre italienne chargée de l’Université et de la Recherche a notamment donné une portée particulière aux discussions sur l’enseignement supérieur et la recherche, deux secteurs essentiels pour accompagner les ambitions de modernisation du pays.


Pour Rome, cette relation s’inscrit dans une lecture plus large des enjeux de la Corne de l’Afrique et de la mer Rouge. La position de Djibouti en fait un interlocuteur de premier plan pour les acteurs intéressés par la sécurité maritime et la stabilité régionale. Pour l’Italie, membre de l’Union européenne et puissance méditerranéenne, la protection des routes commerciales reliant l’Europe à l’océan Indien constitue un enjeu qui dépasse le seul cadre bilatéral.


Cette convergence d’intérêts offre à Djibouti l’opportunité de consolider un partenariat européen tout en poursuivant sa politique de diversification des domaines de coopération.


Anna Maria Bernini était accompagnée, lors de son audience, de son chef de cabinet, le professeur Massimo Rubechi, et de sa conseillère principale, Stefania Costanza. L’ambassadeur d’Italie à Djibouti, S.E Sem Fabrizi, était également présent.


Du côté djiboutien, ont pris part à la rencontre le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale par intérim et ministre de l’Énergie, chargé des Ressources naturelles, Dr Djama Mohamed Hassan, le ministre de l’Économie et des Finances, chargé de l’Industrie, Ilyas Moussa Dawaleh, ainsi que la conseillère diplomatique du chef de l’État, Mme Fathia Djama Oudine.


À travers cette audience, le président  Guelleh a ainsi placé le partenariat djibouto-italien dans une perspective à la fois stratégique et économique. La sécurité du Bab el-Mandeb en constitue un axe majeur, tandis que l’énergie, l’agriculture, la recherche et la formation universitaire offrent de nouveaux espaces pour approfondir la relation.


Dans une région où les enjeux de sécurité et de développement sont de plus en plus liés, Djibouti entend ainsi tirer parti de sa position stratégique pour consolider ses partenariats et accompagner ses ambitions de développement.





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