De la Cité blanche aux responsabilités nationales ; le parcours d’Omar Houssein Omar
De la société de l’Électricité de Djibouti ( EDD) aux plus hautes responsabilités de l’État, M. Omar Houssein Omar a suivi un chemin guidé par une même conviction : le développement d’un pays se construit d’abord au plus près de ses citoyens. Aujourd’hui ministre délégué chargé de la Décentralisation, l’ancien président du Conseil régional de Tadjourah apporte au gouvernement une expérience forgée sur le terrain et au contact des réalités locales.
À Tadjourah, la mer et la montagne semblent dialoguer depuis toujours. Les ruelles de la Cité blanche racontent une histoire faite de traditions, d’échanges et d’attachement au territoire. C’est dans ce décor qu’Omar Houssein Omar a appris à écouter avant d’agir, à comprendre les attentes des habitants avant de prendre des décisions.
Cette proximité avec les populations est devenue sa marque de fabrique.
Bien avant son arrivée au gouvernement, il sillonnait les localités de Tadjourah, échangeait avec les élus, les notables, les jeunes et les nomades. Pour lui, administrer une région n’a jamais consisté à gérer des dossiers depuis un bureau. C’est être présent, voir, entendre et répondre aux besoins concrets des citoyens.
Cette philosophie ne l’a jamais quitté. Elle guide aujourd’hui son action à la tête du ministère délégué chargé de la Décentralisation.
Une carrière construite sur le sens du service
Le parcours d’Omar Houssein Omar débute en 1980 à l’Électricité de Djibouti. À une période où le pays développe ses grandes infrastructures, il participe à plusieurs projets structurants et supervise notamment, entre 1984 et 1987, la mise en service des centrales électriques de Dikhil et d’Ali Sabieh.
Des formations techniques suivies en France viennent enrichir cette première expérience professionnelle.
Ces années lui enseignent la rigueur, le goût du travail bien fait et l’importance d’une administration capable de transformer les décisions en réalisations concrètes. Une école exigeante qui façonnera durablement sa manière de servir l’État.
Tadjourah, son laboratoire du développement local
Au début des années 2000, Omar Houssein Omar choisit de mettre son expérience au service de sa région natale.
Après avoir occupé les fonctions de vice-président du Conseil régional entre 2003 et 2006, il est élu président du Conseil régional de Tadjourah en 2017.
Durant près de neuf années, il accompagne les évolutions de la région avec une ambition constante : créer les conditions d’un développement durable au bénéfice des populations.
Les infrastructures se renforcent, les services publics se modernisent, tandis que plusieurs projets économiques voient le jour. La ferme hydroponique du plateau du Day devient l’un des symboles de cette dynamique en démontrant que l’innovation peut aussi prendre racine dans les régions. D’autres initiatives favorisent le développement de l’élevage moderne et la valorisation des ressources locales.
Ceux qui l’ont côtoyé retiennent surtout un responsable accessible, attaché au dialogue et convaincu que les meilleures décisions naissent de l’écoute du terrain.
Le porte-voix des collectivités
Son engagement en faveur des territoires dépasse rapidement les frontières de Tadjourah.
En 2022, il est élu président de l’Association nationale des collectivités locales djiboutiennes (ANCLD). À cette fonction, il œuvre au rapprochement des collectivités, au développement de la coopération décentralisée et au renforcement des capacités des élus locaux.
Cette expérience lui permet d’acquérir une vision nationale des enjeux de la gouvernance territoriale et de mesurer les attentes communes des différentes régions du pays.
Une nomination qui s’inscrit dans la continuité
Lorsqu’il rejoint le gouvernement en mai 2026 comme ministre délégué chargé de la Décentralisation, beaucoup y voient une suite logique.
L’homme qui a passé plusieurs années à défendre les collectivités locales est désormais chargé de conduire la politique nationale de décentralisation.
Dès ses premières semaines de fonction, il entreprend une série de rencontres avec les responsables des collectivités afin d’échanger sur les défis auxquels elles sont confrontées : transfert des compétences, renforcement des moyens humains, modernisation des administrations locales et amélioration des services rendus aux citoyens.
Son approche reste fidèle à celle qui a toujours guidé son parcours : partir du terrain pour construire l’action publique.
Une réforme tournée vers les citoyens
Pour Omar Houssein Omar, la décentralisation ne se résume pas à une réorganisation administrative.
Elle vise avant tout à rapprocher les services publics des populations, à donner davantage de responsabilités aux collectivités territoriales et à permettre aux décisions d’être prises au plus près des réalités locales.
Le ministère qu’il dirige coordonne ce vaste chantier en accompagnant le transfert progressif des compétences et des ressources vers les collectivités, tout en renforçant les capacités des administrations locales.
Au-delà des textes, l’objectif est clair : rendre l’action publique plus réactive, plus efficace et plus proche des attentes des citoyens.
L’homme qui n’a pas oublié sa région
Au moment de quitter Tadjourah pour rejoindre le gouvernement, Omar Houssein Omar prononce une phrase qui résume sans doute le mieux son attachement à sa terre natale :
« Je m’en vais, mais mon cœur reste à Tadjourah. »
Après plus de quarante années au service de l’État, il ouvre aujourd’hui un nouveau chapitre de son parcours.
Le défi est désormais national. Il s’agit de donner une nouvelle impulsion à une réforme qui occupe une place importante dans la vision du président de la République, Son Excellence Ismaïl Omar Guelleh, pour le développement du pays. En faisant de la décentralisation un axe majeur de la modernisation de l’État, le chef de l’État entend rapprocher l’administration des citoyens, renforcer les collectivités territoriales et permettre à chaque région de devenir un véritable pôle de développement.
C’est cette ambition qu’Omar Houssein Omar est désormais chargé de traduire en actions. Fort de son expérience acquise sur le terrain, il incarne le lien entre les réalités des territoires et les orientations nationales, avec la conviction que le développement de Djibouti se construira autant dans ses régions que dans les institutions de la République.

Commentaires