À Obock, l’UNFD apporte un peu de répit aux familles yéménites réfugiées

 Obock, 17 septembre 2026 — Dans la vie d’une famille contrainte de quitter son pays, les besoins les plus simples deviennent parfois les plus urgents. Une couverture pour la nuit, une natte, des vêtements pour les enfants, quelques ustensiles pour préparer les repas ou encore des produits d’hygiène : autant de choses ordinaires qui prennent une autre valeur lorsque l’on a tout laissé derrière soi.

C’est à cette réalité que l’Union nationale des femmes djiboutiennes (UNFD) a choisi de répondre, ce jeudi à Obock, en venant en aide aux réfugiés yéménites installés dans la région après avoir fui la guerre qui ravage leur pays.


La SG de l’UNFD Mme Fatouma Moussa accompagné du préfet d’Obock M Moussa Aden 

Conduite par sa secrétaire générale, Mme Fatouma Moussa Abdi, une délégation de l’organisation s’est rendue sur place pour remettre une importante donation offerte par la Première Dame et présidente de l’UNFD, Hajiya Kadra Mahamoud Haid.


L’aide distribuée comprenait des couvertures, des nattes, des ustensiles de cuisine, des vêtements, des chaussures ainsi que des produits d’hygiène. Au total, 2 799 personnes, représentant plus de 700 familles, ont bénéficié de ces kits destinés aussi bien aux nourrissons et aux enfants qu’aux femmes et aux hommes.


Derrière ce chiffre, il y a surtout des parcours de vie bouleversés par la guerre. Des familles qui ont traversé la mer ou les frontières pour chercher un endroit sûr, et qui tentent désormais de reconstruire un quotidien dans un environnement nouveau.


C’est précisément dans ces moments que l’action associative prend tout son sens. L’aide humanitaire ne met pas fin aux conflits et ne règle pas, à elle seule, les causes de l’exil. Elle permet cependant de répondre à l’urgence, de soulager des besoins immédiats et, surtout, de rappeler aux personnes déplacées qu’elles ne sont pas seules face aux épreuves.


À Obock, l’UNFD a ainsi privilégié une approche très concrète : aller à la rencontre des bénéficiaires et leur apporter des biens directement utiles à la vie quotidienne. Une démarche qui s’inscrit dans la vocation sociale et humanitaire de l’organisation.


La remise des dons s’est déroulée en présence du préfet de la région d’Obock, M. Moussa Aden Miganeh, du président du Conseil régional, M. Mohamed Houmed Ismail, de la présidente de l’antenne régionale de l’UNFD, Mme Fatoum Houmed, ainsi que de plusieurs autres personnalités locales.


Pour l’UNFD, cette opération vient prolonger un engagement de solidarité déjà ancien auprès des populations vulnérables. Elle traduit une conception de l’action associative fondée sur le partage, l’entraide et l’attention portée à ceux que les crises ont rendus particulièrement fragiles.


Dans le cas des réfugiés yéménites, cette solidarité revêt une dimension particulière. Le Yémen se trouve à quelques encablures de Djibouti, de l’autre côté du golfe d’Aden. La proximité géographique rend les drames qui s’y jouent moins abstraits : lorsque la guerre pousse des familles à prendre la route de l’exil, Djibouti devient naturellement l’un des espaces où elles cherchent refuge.


À Obock, l’UNFD répond à cette situation par ce qu’elle sait faire : mobiliser, collecter et distribuer. Pas de grands discours, donc, mais une aide qui se mesure en couvertures, en vêtements, en chaussures et en produits de première nécessité.


Dans un contexte régional où les déplacements forcés continuent de mettre à rude épreuve les capacités d’accueil et les mécanismes de solidarité, ces gestes ont une portée qui dépasse leur valeur matérielle. Ils disent quelque chose de simple : l’humanitaire commence souvent par la capacité à voir l’urgence d’autrui et à y répondre






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